Les conditions climatiques en 1977 sont très difficiles à cause notamment des gelées d’avril, des pluies de l’été et de la fraîcheur persistante tout au long du cycle végétatif. 
Les vins sont d’un faible niveau en comparaison avec les autres millésimes de Cheval Blanc de la décennie.

CONDITIONS CLIMATIQUES EN 1977

TEMPERATURE ET PRECIPITATIONS

Du mois d’avril à la fin du mois de septembre les températures ont été inférieures aux normales. Du 20 au 30 avril, des gelées blanches (jusqu’à -6 °C) ont ravagé le vignoble. La pluviométrie du printemps fut proche des normales puis en été des pluies régulières se sont abattues sur le vignoble jusqu’à fin août. Le mois de septembre a été très sec avec seulement  9 mm de pluies. Pour les vendanges, les températures ont été supérieures aux normales et les pluies plus faibles.

REGIME HYDRIQUE DE LA VIGNE

Pour se développer idéalement, la vigne a besoin de subir un déficit hydrique progressif durant son cycle végétatif afin de permettre une concentration optimale des raisins. Les pluies estivales, régulières et importantes, ont empêché l’installation d’une contrainte hydrique. 

PARTICULARITES DU MILLESIME

CYCLE DE LA VIGNE ET RENDEMENT

Les graves gelées du 20 au 30 avril ont ravagé le vignoble. Le millésime était d’ores et déjà bien compromis. De plus, les pluies estivales n’ont rien arrangé et ont engendré une pression de mildiou historiquement élevée. Ce sera un des millésimes les plus difficiles de Cheval Blanc avec 1991, tant en qualité qu’en quantité.

  Début Fin
Date des vendanges 1977 10 octobre 15 octobre
Moyenne 1946-2014 24 septembre 8 octobre

 

Rendement    (hl/ha) Moyenne 46 - 14
7,8 33,9

 

Degré alcoolique 12
Acidité Totale (g H2 S04/L) 3,34
Acidité Volatile (g H2 SO4/L) 0,61
pH -
SO2 Total (mg/L) 10
Sucres réducteurs (g/L) 2,08
IPT (DO280) -

 

LA DEGUSTATION

L’année 1977 a été l’une des plus difficiles des dernières décennies chez Cheval Blanc. Les graves gelées blanches en avril puis les pluies et la froideur estivale ont anéanti quasiment tout espoir pour le millésime.

Le vin est donc d’un faible niveau, avec un manque de maturité au nez et une sécheresse et une certaine acidité en bouche. Trop fluet et trop léger, il n’a pas connu d’évolution favorable inespérée. 

Aujourd’hui, l’amélioration des moyens et des techniques à la disposition de l’équipe de Cheval Blanc permettrait sans aucun doute de présenter un vin de meilleure qualité pour des conditions climatiques telles que celles de 1977.