Après la désastreuse année 1968 pour la viticulture, 1969 est marquée par les intempéries du mois de septembre qui ont annulé tout espoir qualitatif.
Le vin manquait de structure et a évolué rapidement.

CONDITIONS CLIMATIQUES EN 1969

TEMPERATURES ET PRECIPITATIONS

Les trois premiers mois du cycle végétatif furent pluvieux avec des températures proches des normales.
Les mois estivaux furent plus secs mais les très fortes pluies de Septembre (194 mm) ont condamné le millésime.


REGIME HYDRIQUE DE LA VIGNE

Pour se développer idéalement, la vigne a besoin de subir un déficit hydrique progressif durant son cycle végétatif afin de permettre une concentration optimale des raisins. Le bilan hydrique indique qu’une contrainte hydrique moyennement forte s’est installée au cours des mois de juillet et d’août. Pour la seconde année consécutive, cette contrainte a été annulée par les précipitations importantes de septembre. Les sols étaient saturés en eau au moment des vendanges, ce qui est extrêmement rare dans le Bordelais.

PARTICULARITES DU MILLESIME

CYCLE DE LA VIGNE ET RENDEMENT

L’été de 1969 a été assez propice pour la viticulture, mais la récolte fut gâchée par un mois de septembre exceptionnellement pluvieux.
Le rendement fut faible (19 hL/ha), mais le degré alcoolique élevé (13,2°).

  Début Fin
Date des vendanges 1969 29 septembre 8 octobre
Moyenne 1946-2014 24 septembre 8 octobre

 

Rendement    (hl/ha) Moyenne 46 - 14
19,3 33,9

 

LA DÉGUSTATION

11 août 2015

Le nez s’ouvre sur une note menthée pleine de fraîcheur. Par la suite, les arômes de pruneaux et de figues signent un vin marqué par une évolution certaine.
L’attaque est sucrante et pleine.  Le gras mais aussi l’acidité sont très présents et compensent une certaine faiblesse de la structure tannique. Les arômes se portent sur le tabac à pipe avec des notes balsamiques mais le vin se termine un peu court en comparaison des autres millésimes du Château.

15 avril 2010

Le millésime 1969 est gâché par les fortes pluies de septembre qui ont ruiné les espoirs suscités par la sécheresse de l’été.  Il s’agit du premier millésime entièrement mis en bouteille au château.
Le vin manque de structure et a évolué rapidement. Il a été bu jeune.