1968, « Une sale année pour la viticulture. De la pluie, du vent, du froid. » (selon Claude Fourcaud-Laussac, propriétaire de Cheval Blanc à l’époque).
Le vin a été mis en bouteille comme simple Appellation Saint-Emilion.

CONDITIONS CLIMATIQUES EN 1968

TEMPERATURES ET PRECIPITATIONS

En 1968, les conditions climatiques au cours du cycle végétatif ont été très pluvieuses et les températures largement inférieures aux normales de mai à septembre. Ces conditions n’ont pas été compatibles avec l’élaboration d’un vin de qualité.

REGIME HYDRIQUE DE LA VIGNE

Pour se développer idéalement, la vigne a besoin de subir un déficit hydrique progressif durant son cycle végétatif afin de permettre une concentration optimale des raisins. Le bilan hydrique nous indique que la contrainte en eau de la vigne a été très faible pour ce millésime. Les sols étaient pratiquement saturés en eau au moment des vendanges, ce qui est rare dans le Bordelais.

PARTICULARITES DU MILLESIME

CYCLE DE LA VIGNE ET RENDEMENT

Les conditions climatiques de 1968 furent très difficiles sur ce millésime notamment pour les mois « cruciaux » (maturation des raisins).
Les vendanges se sont déroulées du 1er  au 12 octobre avec un rendement faible de 25,5 hl/ha et un degré alcoolique de 11,8°. Le vin a été déclassé et vendu sous la simple appellation Saint-Emilion générique.

  Début Fin
Date des vendanges 1968 1 octobre 12 octobre
Moyenne 1946-2014 24 septembre 8 octobre

 

Rendement    (hl/ha) Moyenne 46 - 14
25,5 33,9

 

LA DÉGUSTATION

11 août 2015

Le nez se porte sur des arômes de thé, de foin et de tabac, ainsi que sur le fruit rouge et plus particulièrement la framboise. Cependant, c’est un nez assez simple pour un vin de Cheval Blanc.
En bouche, il manque de densité et de profondeur et s’achève un peu vite en comparaison des autres millésimes du Château.