Année désastreuse à Cheval Blanc et pour tout le Bordelais. La pourriture engendrée par les pluies de septembre a anéanti la récolte. 
Aucune bouteille de Cheval Blanc n’est commercialisée et la production est vendue en Bordeaux générique.

CONDITIONS CLIMATIQUES EN 1965

TEMPERATURES ET PRECIPITATIONS

La température des trois premiers mois du cycle végétatif avoisine les normales avec une pluviométrie plutôt faible. Les mois de juillet et août sont plutôt frais et sont suivis par un mois de septembre catastrophique. En effet, des pluies diluviennes se sont abattues sur le Bordelais accompagnées d’une fraîcheur qui se traduit par une température de 2,2°C inférieure aux normales.

REGIME HYDRIQUE DE LA VIGNE

Pour se développer idéalement, la vigne a besoin de subir un déficit hydrique progressif durant son cycle végétatif afin de permettre une concentration optimale des raisins. Dès le mois de juin un début de contrainte hydrique s’est installé mais les pluies de juillet ont empêché son développement. Les fortes pluies de septembre ont amené un apport d’eau non limitant pour la vigne qui a provoqué une dégradation de l’état sanitaire de la récolte.

PARTICULARITES DU MILLESIME

CYCLE DE LA VIGNE ET RENDEMENT

Bien que le cycle végétatif se soit bien déroulé jusqu’à fin août, les pluies diluvienne de septembre ont compromis le potentiel qualitatif de la récolte. En effet, le botrytis à envahi le vignoble ce qui a eu pour conséquence directe l’obtention de raisins impropre à la réalisation d’un grand vin. 
Le rendement a été de 21 hL/ha pour un degré alcoolique de 11,5°, le plus faible depuis 1933.

  Début Fin
Date des vendanges 1965 4 octobre 16 octobre
Moyenne 1946-2014 24 septembre 8 octobre

 

Rendement    (hl/ha) Moyenne 46 - 14
20,9 33,9

 

Si le beau temps début mai fut plein de promesse, il fut suivi par une vague de froid et d’humidité qui se prolonge jusqu’en septembre.  Autant dire que les vendanges qui débutent le 4 octobre jusqu’au 16 donnent une toute petite récolte de rares raisins épargnés mais incomplètement mûrs et aux pauvres maturités aromatiques.

 

Recherchant toujours la plus grande qualité, Cheval Blanc décide de ne pas commercialiser de millésime 1965 et l’ensemble de la production est commercialisé en vrac sous l’appellation Bordeaux générique.