Lundi 2 novembre 2015

Les vinifications au sens propre touchent à leur fin : avec l’écoulage de la dernière parcelle, les cuves contiennent désormais du vin.

Les fermentations malolactiques suivent leur cours, les vins prennent du gras et s’assouplissent.

Tout en veillant sur chaque cuve, notre équipe du chai se consacre à la réception des nouvelles barriques qui accueilleront ce millésime. Il s’agit de les tester et de les analyser une par une, afin de s’assurer de l’absence de toute pollution (contamination des bois qui pourrait apporter des déviations aromatiques aux vins).

Jeudi 8 octobre 2015

C’est le début des écoulages. Nous séparons le jus des peaux de raisins, en considérant que la phase d’extraction est terminée. Cette décision est prise parcelle par parcelle. Chacune restera isolée jusqu’à l’assemblage, qui aura lieu au creux de l’hiver.

La phase de macération a permis aux cuves de gagner un gras, un soyeux assez impressionnants, tout en conservant la fraîcheur et la tension indissociables d’un beau Cheval Blanc.

Mardi 6 octobre 2015

Aujourd’hui est le dernier jour des vendanges, après 34 jours de mobilisation de nos équipes pour donner naissance à ce millésime exceptionnel. Ce sont les vendanges les plus longues de toute l’histoire de Cheval Blanc !

Au total, sur plus d’un mois, seuls douze jours ont été consacrés à la récolte, soit en moyenne un jour de ramassage tous les trois jours : des vendanges à la carte.

Samedi 26 septembre 2015

Les vendanges avancent pas à pas, au gré des maturités sans précipitation (dans tous les sens du terme). Nous avons donc pour le moment vendangé une bonne partie de nos Merlots, et déjà huit de nos vingt-deux parcelles de Cabernet franc. Contrairement aux idées reçues, les sols l’emportent largement sur les cépages, c’est pourquoi nous avons ramassé nos parcelles de graves, Cabernet et Merlot mélangés, avant d’attaquer nos parcelles argileuses.

Mardi 15 septembre 2015

Sur la base des dégustations quotidiennes de raisins, quatre parcelles de Merlot nous paraissent avoir atteint la maturité idéale. Certaines sont traditionnellement précoces, comme la 1A et la 7, d’autres habituellement plus tardives, la 32 et la 3A. Une fois de plus, c’est l’illustration de l’absence de systématisme dans notre approche de la maturité.

Nous rentrons donc aujourd’hui dans le cœur des vendanges.

Chaque épisode pluvieux semble avoir épargné la rive droite, nous avons donc une grande liberté de choix pour la stratégie de ramassage.

Jeudi 3 septembre 2015

A la surprise générale, nous envoyons nos équipes vendanger la première parcelle de rouge du millésime !

En effet, cette jeune vigne au potentiel incroyable cumule cette année les facteurs de précocité : sol de graves chaudes, enracinement modéré (dû à sa jeunesse), et conditions climatiques favorables. Fidèles au style de la maison, nous la ramassons sur la fraîcheur avec tout de même un équilibre impressionnant.

Vendredi 28 août 2015

Après une période plutôt fraîche et humide mi-août (environ 75 mm sur le mois, proche de la moyenne), le beau temps se réinstalle durablement et permet une belle accélération de la maturation des raisins.

A ce stade, le vignoble est magnifique, la vendange bien répartie sur les ceps semble très colorée. Les grains de raisin sont très petits, ce qui laisse augurer un millésime d’une grande concentration.

Dimanche 9 août 2015

Les quelques pluies de la fin juillet ont été bienvenues car elles ont permis la généralisation, l’accélération, et l’homogénéisation de la véraison. Cette étape importante se déroule remarquablement bien cette année, et limitera sérieusement notre habituelle intervention pour couper quelques raisins verts en retard.

Lundi 20 juillet 2015

Alors que les conditions sèches et caniculaires persistent, le vignoble de Cheval Blanc se porte à merveille grâce à un excellent enracinement (favorisé par l’âge des vignes et par un travail fréquent du sol). Le végétal peut alors trouver la fraîcheur et l’humidité en profondeur, notamment grâce au sous-sol argileux.

Dimanche 12 juillet

La chaleur et la sécheresse progressent encore d’un cran. C’est une excellente nouvelle pour la vigne, car à ce stade la contrainte hydrique (le manque d’eau) permet de générer des poids de baies faibles, et donc une belle concentration.

Seule une jeune vigne de merlots sur sol graveleux (la parcelle 19, plantée en 2012), accuse un peu le coup en raison de son enracinement encore superficiel. C’est pourquoi nous décidons de la soulager par des vendanges vertes sévères (suppression d’une grappe sur deux) afin de lui permettre de passer ce cap difficile.

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